25 octobre 2008
Vers une réforme fiscale du régime de la location meublée
Le projet de loi de finances pour 2009 prévoit une restriction du régime de la location meublée professionnelle
Définition :
Actuellement, le régime de loueur en meublé professionnel est applicable aux personnes inscrites en cette qualité au registre de commerce et des sociétés (RCS) et qui remplissent une de ces deux conditions :
Le projet de loi de finance rendrait ces conditions cumulatives.
Plus-values :
Les plus-values de cession des loueurs en meublé professionnels bénéficieraient d’une exonération totale tant que le montant annuel des recettes tirées de cette activité n’excéderaient pas 90 000 € (régime des petites entreprises prestataires de service) au lieu de 250 000 € actuellement (régime des petites entreprises de vente de marchandise ou de fourniture de logement).
Le loueur en meublé non professionnel demeurera soumis au régime des plus-values des particuliers.
Imputation des déficits :
Loueur en meublé professionnel : les déficits antérieurs à l’acquisition ou à la livraison de l’immeuble pourraient être imputés par fractions égales sur le revenu global des trois premières années de location meublée, à condition que ces déficits se rapportent à des dépenses engagées en vus de la location meublée ;
Loueur en meublé non professionnel : le déficit provenant de la location seraient imputés sur le revenu global du contribuable dans la limite de 10 700 €, avec une possibilité de reporter les déficits excédant ce seuil sur les revenus de la location meublée pendant 10 ans. Cette limite (par foyer fiscal) serait distincte de celle applicable en matière de revenus fonciers de biens loués nus.
Application du micro-BIC :
Le régime de micro-BIC serait moins attractif puisque les loueurs (professionnels ou non) devraient, pour opter, avoir un chiffre d’affaire n’excédant pas 32 000 € (76 300 actuellement).
De plus l’abattement serait de 50 % au lieu de 71 % actuellement.